J u n k T o m a s K a u l i t z
Ici les beatmakers sont de vrais touche à tout qui ne se contentent pas de séquencer un son en deux minutes. Ca découpe, ça gonfle, ça rejoue. Ca passe du sampler au clavier, de l'ordinateur à la basse. Le mec qui rend fou les voisins avec ses masterings de dingue chargés en basse. Il faut revenir au pays, Groove Street. Après avoir échappé à des.. "problèmes de vie". Une ville, déchirante avec l'ennui des gangs, des drogues et de la corruption. Ecouter "The Chronic" au volant. Les rythmes nonchalants glissent sur les synthétiseur comme le flux ininterrompu de voitures sur les highways brumeuses de LA, les basses résonnent dans les speakers et se répandent dans les rues par les portières aux vitres baissées, les rimes se fondent en refrains, à reprendre en rythme en attendant que le feu passe au vert, et les morceaux succèdent.. C'est un funk qui se joue dans la caisse derrière les pare-brises, un funk qui n'te fait même plus bouger les pieds mis à part pour freiner ou changer une vitesse. Le funk de Los Angeles. C'est la période G-Funk, dévoiler comment on créé un beat, du choix du sample aux ultimes arrangements. Les paroles qui provoquent l'indignation de la part des critiques et des organisations conservatrices, mais ça a pour conséquence d'augmenté l'audience. Commence dès maintenant à faire des efforts dans le but de quitter le clan, en raison des conflits d'égos. Le cocktail explosif et planant, à l'image de cette fameuse drogue. Une contradiction aussi digne que l'auteur qui avant d'en vanter les mérites clamait "I don't smoke weed or sess, cause it's known to give a brother brain damage, and brain damage on the mic don't manage, nothing but making a sucker and you equal". Les ravages du temps. Déroulez le tapis blanc-coke, c'est la réunion des dealeurs le dress code est strict. Bienvenue dans les hoods des chefs de la
West Coast.
Je suis amoureux. Mon Coke, mon amour. J'ai eu la prétention de connaitre la haine à l'amour pendant cinq mois, le vivre pleinement depuis trois mois et ceux à venir n'exigent pas de moi que je prenne les armes.
Quand on me provoque on me trouve. Quand on me pousse à bout on l'paie. Quand on m'rabaisse moralement on crève.
Et maintenant.. reconnais toi.
